L'odeur des landes et des chênes verts

Murs sans fin construits par les agriculteurs, qui structurent notre proche horizon.
 
Paysages où pierre, garrigue et chênes verts disputent la terre arable à la vigne, où les maisons solidement bâties dégagent une impression d’aisance et de pérennité.
 
Pays où la pierre, avec les ans, a pris une belle teinte patinée.
 
Belle palette de l’architecture rurale du bas Vivarais calcaire, Saint Maurice d’Ibie offre au visiteur, au passant, la beauté de ses arcades en anse de panier et de ses terrasses aux piliers blonds dans le bel environnement d’une forêt de chênes verts, blancs ; d’une forêt suivant les saisons rousse ou verdoyante, toujours triomphante ! 
 
Au début du 17ème siècle la sériciculture connut un vrai essor, et l’architecture rurale liée aux ressources naturelles va connaître une remarquable évolution dans une belle harmonie des pierres calcaires.
 
Les plantations de mûriers se développent.
 
La ferme de Valos, à l’écart du bourg et sur la rive droite de l’Ibie, présente toujours au regard du visiteur sa double allée de mûriers, majestueuse coulée verte qui relie le mas à la rivière.  
 
 
UN ESPACE UNIQUE, UN LIEU PRESERVE.
 
Si le climat méditerranéen et un matériau exclusif, le calcaire, ont modelé un paysage où la pierre domine, il existe pourtant dans le village, un lieu préservé: la prairie communale.
 
Espace ludique et vivant, le pré central du bourg, voit au fil des saisons s'ébattre en toute sécurité les enfants et se rassembler des personnes, souvent des foules venues fêter un événement familial ou participer à la fête annuelle du village.
 
Parfois des peintres amateurs, confortablement assis dans des fauteuils, à l'abri du soleil sous de grands chapeaux, croquent les belles maisons rurales, l'église médiévale ou l'ancien lavoir devenu bassin d'agrément.
 
Il se passe toujours quelque chose au cœur du village. Assurément le "bonheur est aussi dans le pré".